Letunnel sera construit Ă  travers le dĂ©troit de Gibraltar, un dĂ©troit Ă©troit Ă©galement connu sous le nom de dĂ©troit de Gibraltar, qui relie l'ocĂ©an Atlantique Ă  la mer MĂ©diterranĂ©e et sĂ©pare la pĂ©ninsule ibĂ©rique en Europe du Maroc en Afrique. Le Projet de tunnel ferroviaire sous-marin du dĂ©troit de Gibraltar (Maroc-Espagne Poursa part, le Directeur GĂ©nĂ©ral Adjoint de l’AutoritĂ© Portuaire Tanger Med, Hassan Abakari, a fait une prĂ©sentation sur le complexe portuaire Tanger Med, dans laquelle il s’est arrĂȘtĂ© Ă  l’emplacement stratĂ©gique du port dans le dĂ©troit de Gibraltar, qui est considĂ©rĂ© comme le carrefour du grands axes maritimes est/ouest et nord/sud, et le rĂŽle pivot qu’il joue Leprojet donnera une nouvelle impulsion Ă  la ville de Tanger, carrefour entre les continents europĂ©en et africain et dont l'histoire remonte Ă  3600 ans, et offrira une opportunitĂ© effective de dĂ©veloppement Ă  l'Afrique, a indiquĂ© le journal, soulignant que l'intĂ©rĂȘt que porte S.M. le Roi Ă  ce chantier se traduit par les visites rĂ©guliĂšres du Souverain dans la citĂ© du DĂ©troit Accueil/ Forums / Bateaux & Marins / CafĂ© du port / Passage du dĂ©troit de Gibraltar. 5366 lectures / 7 contributions / 0 nouveau(x) Syneden . Hors ligne . OCEANIS 423 . Cotisant depuis 2008 . me contacter. Passage du dĂ©troit de Gibraltar . publiĂ© le 30 Septembre 2017 10:36 . sujet n°122767. Bonjour, Je dois dans une quinzaine de jours passer Gibraltar Lescompagnies maritimes ont repris progressivement, mardi, leurs services passagers Ă  travers le dĂ©troit de Gibraltar. Le port Tanger Med a commencĂ© Ă  accueillir les navires Ă  passagers en Vay Tiền Nhanh Chỉ Cáș§n Cmnd Nợ Xáș„u. Premier port Ă  conteneurs dans le bassin mĂ©diterranĂ©en, Tanger Med laisse AlgĂ©siras et Valence loin derriĂšre. En 2020, la plateforme marocaine situĂ©e sur le DĂ©troit de Gibraltar a traitĂ© 5,7 millions de conteneurs EVP, en progression de 19%. Le tonnage lui s’établit Ă  81 millions de tonnes, en progression de 23% par rapport Ă  2019, selon un communiquĂ© de l’autoritĂ© portuaire de Tanger Med TMPA. S’agissant du trafic du vrac liquide, il a connu une croissance de 26% par rapport Ă  l’annĂ©e 2019 et a enregistrĂ© un trafic total de tonnes d’hydrocarbures traitĂ©es. Cette croissance est principalement due Ă  l’activitĂ© de bunkering soutage au profit des navires transitant par le DĂ©troit de Gibraltar, qui a gĂ©nĂ©rĂ© un trafic de prĂšs de 1,6 millions de tonnes. Quant au trafic du vrac solide, il a enregistrĂ© un total de tonnes traitĂ©s, en croissance de 18% par rapport Ă  l’annĂ©e derniĂšre, et ce principalement grĂące au trafic de bobines d’acier, de pales d’éoliennes et de cĂ©rĂ©ales. En termes de trafic des camions de transport international routier TIR, malgrĂ© le ralentissement de l’activitĂ© de plusieurs unitĂ©s industrielles, le port Tanger Med a clĂŽturĂ© l’annĂ©e avec un trafic semblable Ă  2019, soit camions TIR traitĂ©s principalement dans le secteur agro-alimentaire, a fait savoir le communiquĂ©. Par ailleurs, relĂšve l’autoritĂ© portuaire en charge de Tanger Med, vĂ©hicules neufs ont Ă©tĂ© manutentionnĂ©s sur les deux terminaux Ă  vĂ©hicules en 2020, en baisse de 28% par rapport Ă  l’annĂ©e derniĂšre. Également en retrait, le nombre de personnes ayant transitĂ© parce port, en chute de 75% Ă  passagers. Du cĂŽtĂ© du trafic maritime, un total de navires ont accostĂ© au port Tanger Med durant l’annĂ©e 2020, en baisse de 32% par rapport Ă  2019, Ă  cause de la forte diminution des escales maritimes des navires passagers et rouliers. Selon les statistiques, navires de commerce ont fait escale Ă  Tanger Med en 2020, en croissance de 10% comparĂ© Ă  2019, tandis que 916 navires mĂ©ga ships +290 m ont accostĂ© Ă  Tanger Med, en hausse de 14% par rapport Ă  2019. Ainsi, malgrĂ© un contexte sanitaire exceptionnel, Tanger Med poursuit sa progression avec bientĂŽt 60% du tonnage shiftĂ© dans les ports marocains. Sur le dĂ©troit de Gibraltar, quand souffle le levant, ce vent humide venu de l'est, les habituĂ©s savent que les bateaux de migrants sont rares. Trop dangereux. Sur la mer parfois houleuse, les embarcations risquent d'ĂȘtre dĂ©portĂ©es vers l'ocĂ©an Atlantique. Pour prendre le large, les candidats Ă  l'exil attendent le retour du ponant, le vent d'ouest, dans l'espoir que les vagues les poussent vers les cĂŽtes espagnoles. Ces derniers mois, les arrivĂ©es de migrants sur le littoral andalou en provenance du Maroc sont Ă  la hausse. Depuis le dĂ©but de l'annĂ©e, 27 000 migrants sont entrĂ©s en Espagne par la mer, plus du double qu'en 2017, pendant la mĂȘme pĂ©riode. La PĂ©ninsule est dĂ©sormais leur premiĂšre porte d'entrĂ©e en Europe, devant l'Italie. "Nous avons alertĂ© depuis longtemps les autoritĂ©s espagnoles", rappelle Maria Jesus Vega, du Haut Commissariat aux rĂ©fugiĂ©s de l'ONU HCR. En 2017, dĂ©jĂ , environ 22 000 personnes sont arrivĂ©es ici par voie maritime, contre 8 000 l'annĂ©e prĂ©cĂ©dente. Les anges gardiens du dĂ©troitDans les locaux de l'association humanitaire Tartessos, au fond d'une cour ombragĂ©e, Ă  Cadix, Branly, natif du Congo-Kinshasa, et Abdelkader, un Togolais, racontent leur traversĂ©e, trois jours plus tĂŽt. Tous deux semblent Ă©puisĂ©s. A la tombĂ©e de la nuit, ils sont montĂ©s dans le mĂȘme Zodiac, prĂšs de Tanger. Cap sur Tarifa, pointe Ă  l'extrĂȘme sud de l'Europe continentale. Ils Ă©taient 45, entassĂ©s dans un bateau en plastique, dont dix femmes et deux bĂ©bĂ©s. "DĂšs le dĂ©part, la mer Ă©tait agitĂ©e, raconte Abdelkader. Le passeur avait parlĂ© d'une traversĂ©e de cinq heures. Onze heures plus tard, les vagues Ă©taient dĂ©chaĂźnĂ©es, le rivage hors d'atteinte. Nous Ă©tions transis de peur et de froid. Heureusement, l'un d'entre nous avait le numĂ©ro d'une certaine Helena." BasĂ©e Ă  Tanger, Helena Maleno, de l'ONG Caminando fronteras, sorte d'ange gardien du dĂ©troit, informe le quartier gĂ©nĂ©ral de Salvamento maritimo, les secours maritimes espagnols, de la prĂ©sence d'embarcations en danger. Des volontaires de la Croix-Rouge apportent une premiĂšre assistance aux migrants recueillis par le Luz de Mar. San Gonzalo Höhr Zamora pour L'ExpressOffre limitĂ©e. 2 mois pour 1€ sans engagement Pourquoi l'Espagne ? La fermeture des autres routes - celle de la MĂ©diterranĂ©e orientale, via la Turquie et la GrĂšce, aprĂšs l'accord signĂ© en mars 2016 entre l'Union europĂ©enne et Ankara, puis celle de la MĂ©diterranĂ©e centrale par l'Italie - conduit les candidats au dĂ©part Ă  essayer une autre voie d'accĂšs. "En Afrique comme au Maroc, les causes de dĂ©part n'ont pas changĂ©, explique Mehdi Lahlou, professeur Ă  l'Institut national de statistique et d'Ă©conomie appliquĂ©e, Ă  Rabat. Mauvaise gouvernance, corruption, violence. Elles se sont mĂȘme aggravĂ©es." DIAPORAMA >> Les migrants de Gibraltar "Au Maroc, les troubles sociaux dans plusieurs rĂ©gions ont sans doute aussi Ă©loignĂ© une partie des forces de sĂ©curitĂ© de la surveillance des cĂŽtes", diagnostique de son cĂŽtĂ© Ignacio Cembrero, journaliste espagnol spĂ©cialiste du royaume chĂ©rifien. Au siĂšge de la Guardia civil la gendarmerie Ă  AlgĂ©siras, des agents surveillent sur leurs Ă©crans les mouvements au large des bateaux. Une multitude de points verts et bleus constellent les Ă©crans du systĂšme intĂ©grĂ© de surveillance extĂ©rieure Sive, des plaisanciers pour la plupart. Quand apparaĂźt un point rouge au parcours inhabituel, il suffit de pointer le curseur sur lui pour que les radars et les camĂ©ras situĂ©es sur les montagnes alentour zooment sur l'embarcation. En cas de besoin, les vedettes de la gendarmerie seront mobilisĂ©es, parfois pour intercepter une patera, un canot de migrants, souvent pour traquer des trafiquants de haschisch. "9 pateras sur 10 quittent le rivage marocain au large de Tanger, Ă  l'ouest du dĂ©troit de Gibraltar", moins surveillĂ©, explique le sous-lieutenant Fuentes, l'oeil rivĂ© sur son Ă©cran. De lĂ , ils font appel Ă  la sĂ»retĂ© maritime espagnole, autorisĂ©e, selon un accord entre les deux pays, Ă  porter assistance dans les eaux marocaines. Ecoutez Catherine GouĂ«set nous raconter son enquĂȘte auprĂšs des migrants en Andalousie sur Soundcloud. Au dĂ©but de l'Ă©tĂ©, lorsque les conditions mĂ©tĂ©o favorables ont entraĂźnĂ© une nette hausse des arrivĂ©es, l'Etat a semblĂ© dĂ©passĂ©. Les communes du littoral ont improvisĂ©, au mieux de leurs moyens AlgĂ©siras, Barbate, Los Barrios, Tarifa ont ouvert des gymnases pour abriter les nouveaux venus. "Sans le moindre ventilateur, la chaleur y Ă©tait Ă©touffante, tĂ©moigne Palma Cadela de Isla, avocate bĂ©nĂ©vole. On informait les migrants sur les dĂ©marches Ă  suivre et on les dirigeait vers les associations les plus Ă  mĂȘme de leur venir en aide. La plupart des arrivants renoncent Ă  demander l'asile pour des raisons politiques ou humanitaires, mĂȘme quand c'est justifiĂ© ils ne peuvent apporter des Ă©lĂ©ments de preuve des persĂ©cutions subies." Avec le systĂšme intĂ©grĂ© de surveillance extĂ©rieure Sive, la Guardia civil garde un oeil sur les mouvements de bateaux en provenance du Gonzalo Höhr Zamora pour L'ExpressAprĂšs quelques semaines de pagaille, les autoritĂ©s ont fermĂ© les gymnases, au dĂ©but du mois d'aoĂ»t, et installĂ© deux centres d'accueil - l'un de 600 places, sur le site d'un ancien chantier naval Ă  San Roque, dans la baie d'AlgĂ©siras, l'autre de 700 lits, Ă  Chiclana, prĂšs de Cadix, administrĂ© par la Croix-Rouge. Trop peu, trop tard... Faute de place, les migrants sĂ©journent quelques jours dans les centres, guĂšre plus. Et le rĂŽle des ONG reste primordial. "Hier, nous avons Ă©tĂ© sollicitĂ©s pour aller chercher 14 jeunes au centre de Chiclana", raconte Gabriel Delgado, prĂȘtre chargĂ© de la question migratoire au diocĂšse de Cadix et l'un des responsables de Tartessos. "Ils restent ici le temps de souffler, de se retaper", ajoute-t-il. "LĂ -bas, il n'y a pas d'avenir pour les jeunes"Les locaux de l'association peuvent abriter 46 personnes, pas une de plus. Abdusalam, un Comorien ĂągĂ© de 23 ans, a traversĂ© le continent africain dans l'espoir d'une vie meilleure. "Il n'y a pas de travail lĂ -bas. Rien." Depuis quand est-il parti ? "Je ne sais plus. Ma tĂȘte a explosĂ©", confie-t-il, l'air absent. Sa famille s'est cotisĂ©e pour lui permettre de rejoindre son frĂšre Ă  Marseille. LĂ , "Inch' Allah !", il trouvera du travail pour venir en aide Ă  sa mĂšre et Ă  ses quatre soeurs, restĂ©es au pays. Un peu plus loin, Abdelkader Djobo, 37 ans, a fui la dictature du tyran togolais Faure GnassingbĂ©. Il vient du nord du pays, rĂ©putĂ© hostile au clan au pouvoir. "J'ai passĂ© deux ans en prison sans le moindre jugement." EscroquĂ© au Mali par un passeur qui lui faisait miroiter un visa pour les Etats-Unis, il a tout perdu. En Mauritanie, il s'est fait embaucher sur le port de Nouakchott, le temps de gagner de quoi rejoindre le Maroc. Deux ans de travail sur des chantiers Ă  Casablanca lui ont permis de rĂ©unir le pĂ©cule nĂ©cessaire Ă  la traversĂ©e. "1600 euros, lĂąche-t-il, quoique cela dĂ©pende de la nĂ©gociation... Je n'ai plus un sou. J'ai des amis Ă  Pampelune [Navarre], qui travaillent dans les champs. Je vais essayer de les rejoindre." Originaire du nord du Togo, Abdelkader Djobo a fui la rĂ©pression du rĂ©gime de Faure Gonzalo Höhr Zamora pour L'Express"Tous ces malheureux viennent moins parce qu'ils sont attirĂ©s par l'Europe que parce qu'ils fuient leur pays", constate Juan JosĂ© Tellez, Ă©crivain et journaliste de Cadix, spĂ©cialiste des migrations. La majoritĂ© des nouveaux venus proviennent d'Afrique subsaharienne. Moins de 15 % d'entre eux sont originaires du Maroc, parmi ceux arrivĂ©s cette annĂ©e. En vertu d'un accord signĂ© entre Madrid et Rabat, les Marocains interceptĂ©s sans papiers sont renvoyĂ©s sur-le-champ vers leur pays. Faute d'accords semblables, les expulsions vers la majoritĂ© des autres pays d'Afrique sont plus difficiles. "Une fois qu'ils quittent les centres d'accueil provisoire, ils restent sans papiers. Ils n'en sont pas toujours conscients", observe JosĂ© Villahoz, prĂ©sident de l'association Algeciras Acoge "accueil". INTERVIEW >> "Les causes qui poussent les migrants Ă  quitter l'Afrique s'aggravent" Les mineurs non accompagnĂ©s font exception. Ils bĂ©nĂ©ficient de la protection de l'Etat. C'est pourquoi les bateaux de clandestins marocains ne transportent quasiment que des adolescents. L'Espagne compte aujourd'hui 8 000 mineurs migrants non accompagnĂ©s, dont 70 % de Marocains. Il y a quelques jours, Susana Diaz, la prĂ©sidente de l'Andalousie, communautĂ© autonome qui en hĂ©berge le tiers, s'est plainte du manque de solidaritĂ© des autres rĂ©gions du pays. La voie Ă©troite de Pedro SanchezA Madrid, depuis le dĂ©but de l'Ă©tĂ©, le gouvernement du socialiste Pedro Sanchez tente de gĂ©rer la crise. Le jeune dirigeant espagnol est arrivĂ© au pouvoir par surprise, le 1er juin, Ă  l'issue d'une motion de censure dĂ©posĂ©e contre le gouvernement du Parti populaire de Mariano Rajoy, aprĂšs un mĂ©ga-procĂšs pour corruption. "Cela explique son imprĂ©paration. D'autant que l'immigration ne figurait pas parmi les prioritĂ© de son prĂ©dĂ©cesseur", souligne Elena Sanchez Montijano, spĂ©cialiste des migrations au Centre des affaires internationales de Barcelone Cidob, un institut d'analyse. Le centre Tartessos de l'association Cardijn Ă  Cadix offre repos et conseils aux nouveaux arrivĂ©s. Une majoritĂ© d'entre eux sont des Höhr Zamora pour L'ExpressMoins de deux semaines aprĂšs sa prise de fonction, le chef du gouvernement a mĂ©diatisĂ© l'accueil Ă  Valence de 630 passagers secourus par l'Aquarius au large de la Libye, aprĂšs le refus de plusieurs autres ports europĂ©ens, pourtant plus proches. Puis, dĂ©but aoĂ»t, Sanchez a donnĂ© son feu vert aux 87 migrants de l'Open Arms, Ă  AlgĂ©siras, un port loin d'ĂȘtre le mieux placĂ© pour ce navire Ă©galement en provenance de Libye, ce qui a surpris les ONG comme les Ă©lus locaux. Ensuite, tandis que l'Aquarius Ă©tait une nouvelle fois Ă  la recherche d'un port oĂč dĂ©poser 141 migrants supplĂ©mentaires, rescapĂ©s des eaux libyennes, Madrid a convenu avec l'UE d'accueillir 60 d'entre eux. "Pedro Sanchez a pris la question au sĂ©rieux, juge Elena Sanchez Montijano. En tĂ©moigne la crĂ©ation d'un 'commandement opĂ©rationnel unique' des forces de sĂ©curitĂ© espagnoles, et la rencontre avec Angela Merkel dans la rĂ©sidence officielle de Doñana, en Andalousie, en grande partie consacrĂ©e Ă  cette question." Au terme de cette rencontre, les 11 et 12 aoĂ»t, les deux dirigeants ont promis de peser sur Bruxelles en faveur d'une aide financiĂšre additionnelle Ă  Rabat pour contrĂŽler ses frontiĂšres. CoĂŻncidence ? La semaine passĂ©e, les ONG ont dĂ©noncĂ© des rafles de migrants subsahariens aux abords de Tanger, y compris parmi ceux rĂ©gularisĂ©s ces derniĂšres annĂ©es dans le royaume. Plusieurs centaines d'entre eux auraient Ă©tĂ© dĂ©barquĂ©s en bus Ă  Tiznit, Ă  800 kilomĂštres plus au sud. Migrants invisiblesDans les rues d'AlgĂ©siras, de Tarifa ou de Cadix, malgrĂ© la poursuite des arrivĂ©es, les migrants sont Ă  peine visibles. La plupart des candidats Ă  l'exil ne restent pas en Andalousie, oĂč le taux de chĂŽmage, Ă  23 %, accuse 8 points de plus que la moyenne nationale. DĂšs qu'ils le peuvent, ils se dirigent vers le nord et gagnent les grandes villes espagnoles ou d'autres pays europĂ©ens. A la diffĂ©rence des locaux amĂ©nagĂ©s par les associations, les centres d'accueil de l'Etat et de la Croix-Rouge sont fermĂ©s aux mĂ©dias. Le port de San Roque, oĂč a accostĂ© l'Open Arms, le 9 aoĂ»t, aussi. Une "opacitĂ©" qui agace journalistes et Ă©lus locaux. Le maire d'AlgĂ©siras, JosĂ© Ignacio Landaluce PP, reproche Ă  Madrid de ne pas l'avoir consultĂ© lors de l'accueil de l'Open Arms en Andalousie. Il dĂ©nonce aussi la focalisation des mĂ©dias sur les navires des ONG, tandis que ceux des secours maritimes sont passĂ©s sous silence "A AlgĂ©siras, proteste-t-il, on a reçu 30 Aquarius en un mois." L'Espagne compte aujourd'hui 8 000 mineurs migrants non accompagnĂ©s, dont 70 % de Marocains. Gonzalo Höhr Zamora pour L'ExpressA quelques mois d'Ă©lections rĂ©gionales et europĂ©ennes, Pedro Sanchez, Ă  la tĂȘte d'un gouvernement minoritaire, sait que sa marge de manoeuvre est Ă©troite. Les ONG lui reprochent de ne pas en faire assez. Mais la vague migratoire estivale a créé une surenchĂšre Ă  droite. Il y a une dizaine de jours, le groupuscule d'extrĂȘme droite Vox a organisĂ© un rassemblement au coeur d'AlgĂ©siras, attirant quelque 200 personnes, afin de dĂ©noncer l'"invasion programmĂ©e" du pays. Le successeur de Mariano Rajoy Ă  la tĂȘte du Parti populaire, Pablo Casado, au profil plus droitier que l'ancien dirigeant, se veut intransigeant "L'Espagne ne peut absorber les millions d'Africains qui veulent venir en Europe", a-t-il proclamĂ©, le 29 juillet, lors d'un dĂ©bat Ă  Avila. De mĂȘme, Albert Rivera, patron du parti libĂ©ral Ciudadanos, critique l'"angĂ©lisme" du chef du gouvernement et dĂ©nonce, Ă  l'instar des dirigeants de Vox et du PP, l'"appel d'air" provoquĂ© par l'accueil de l'Aquarius. Les humanitaires, eux, fustigent cette instrumentalisation. "Les politiques parlent d'arrivĂ©es massives et d'invasion, pointe Gabriel Delgado. Utiliser la peur pour en tirer des bĂ©nĂ©fices Ă©lectoraux, c'est immoral." L'Espagne risque-t-elle de subir le syndrome de l'Italie ? En 2015, la gĂ©nĂ©rositĂ© des habitants de l'Ăźle de Lampedusa avait Ă©tĂ© unanimement saluĂ©e. La maire de la principale ville, Giusi Nicolini, avait mĂȘme Ă©tĂ© reçue par le pape François. Las ! Trois ans plus tard, elle a Ă©tĂ© platement battue aux Ă©lections, et l'opinion semble plĂ©bisciter le discours hostile aux migrants du ministre de l'IntĂ©rieur, Matteo Salvini. Pour le moment, les deux situations ne sont pas comparables au total, depuis janvier, quelque 31 000 personnes sont arrivĂ©es par la mer ainsi que par voie terrestre dans les enclaves marocaines de Ceuta et Melilla. L'Italie, elle, avait reçu 120 000 migrants en 2017. Et une moyenne de 168 000, chacune des trois annĂ©es prĂ©cĂ©dentes. Maria Luisa Serrano, de Tarifeños solidarios", collecte et distribue vĂȘtements et produits de premiĂšre nĂ©cessitĂ© aux migrants dans des locaux prĂȘtĂ©s par la mairie de Höhr Zamora pour L'Express La nuit tombe sur Tarifa. Tandis que les amateurs de kitesurf remplissent les terrasses de la vieille ville, Maria Luisa Serrano et Laetitia Goffard, de l'ONG Tarifeños solidarios, prĂ©parent des colis de vĂȘtements dans des locaux prĂȘtĂ©s Ă  leur association par la mairie. Entre deux rafales de vent, on perçoit le bruit d'un hĂ©licoptĂšre. "Quand on les entend, on sait qu'un sauvetage est en cours, explique Maria Luisa. Nous avons eu la chance de naĂźtre sur cette rive de la MĂ©diterranĂ©e plutĂŽt qu'en face, ajoute-t-elle, pointant du menton la cĂŽte marocaine, Ă  14 kilomĂštres de lĂ . Quand je vois ces adolescents dĂ©semparĂ©s, je me dis que ça pourrait ĂȘtre mon fils ou mon neveu. S'ils en avaient besoin, je serais heureuse que quelqu'un, quelque part, leur vienne aussi en aide." De notre envoyĂ©e spĂ©ciale, Catherine GouĂ«set. Photos Gonzalo Höhr Zamora pour L'Express Les plus lus OpinionsLa chronique de Vincent PonsVincent Pons, avec Boris VallĂ©eLa chronique de Marion Van RenterghemPar Marion Van RenterghemLa chronique de Sylvain FortPar Sylvain FortLa chronique du Pr Gilles PialouxPar le Pr Gilles Pialoux Les compagnies maritimes ont repris progressivement, mardi, leurs services passagers Ă  travers le dĂ©troit de Gibraltar. Le port Tanger Med a commencĂ© Ă  accueillir les navires Ă  passagers en provenance des ports espagnols, français et italiens, alors que les ferrys ont repris leurs activitĂ©s entre le port Tanger Med et le port espagnol de Tarifa, en plein respect du dispositif spĂ©cial de lutte contre la Covid-19, toujours en place pour protĂ©ger et sĂ©curiser le parcours des passagers piĂ©tons et en vĂ©hicules au sein du port. Le port Tanger Med propose 20 liaisons quotidiennes, le reliant aux ports d’AlgĂ©siras, Barcelone Espagne, Marseille, SĂšte France et GĂȘnes Italie, alors que le nombre de liaisons devrait augmenter dans les prochaines semaines avec la reprise du trafic passagers et l’approche de l’étĂ©. Les liaisons maritimes pour les passagers ont repris progressivement Ă  partir du port Tanger Med Ă  destination des ports espagnols, français et italiens, a annoncĂ© Kamal Lakhas Directeur du Port Tanger Med Passagers, dans une dĂ©claration Ă  la presse, soulignant que l’ensemble des autoritĂ©s et des services sont totalement mobilisĂ©s pour rĂ©ussir cette reprise dans les meilleures conditions de confort et de sĂ©rĂ©nitĂ© pour les voyageurs ». En coordination avec l’autoritĂ© portuaire espagnole de la baie d’d’AlgĂ©siras sud de l’Espagne, avec laquelle Tanger Med collabore de maniĂšre exemplaire, les passagers piĂ©tons et en autocar peuvent accĂ©der au port Tanger Med Ă  partir d’aujourd’hui, tandis que les passagers en vĂ©hicules pourront accĂ©der au port Tanger Med Ă  partir du 18 avril », a-t-il expliquĂ©, rappelant que les laissions maritimes Ă  destination de la France et de l’Italie ont repris depuis hier. Et de rappeler que durant la pĂ©riode de fermeture due Ă  la pandĂ©mie, Tanger Med s’est engagĂ© dans un programme d’amĂ©lioration de ses services aux voyageurs d’une enveloppe totale de 85 millions de dirhams, visant le rĂ©amĂ©nagement de la gare maritime pour les passagers piĂ©tons, le renforcement des ombragĂ©s dans les installations portuaires, la mise en place d’un nouveau circuit supplĂ©mentaire pour les passagers en vĂ©hicules pour l’amĂ©lioration des temps de passages, et le renforcement des services prodiguĂ©s aux passagers aires de jeux pour enfants, salles d’attentes, salles de priĂšres
etc. Concernant le port de Tanger Ville, qui propose une seule liaison maritime le reliant au port espagnol de Tarifa, le premier navire Ă  accoster ce matin, aprĂšs plus de deux annĂ©es de fermeture en raison de la pandĂ©mie. Le Commandant et directeur des opĂ©rations du port de Tanger Ville, Moahmed Maghazi, a indiquĂ© qu’aprĂšs deux annĂ©es de fermeture, le port de Tanger Ville a accueilli aujourd’hui un groupe de passagers, affirmant que le port est parfaitement prĂȘt, en coopĂ©ration et en coordination avec toutes les parties prenantes autoritĂ©s locales, sĂ©curitĂ© nationale, douanes, agents de santĂ© aux frontiĂšres et autoritĂ©s portuaires, afin d’assurer les conditions sĂ»res et saines pour le transit et l’accueil des voyageurs ». Dans une dĂ©claration Ă  la MAP, il a relevĂ© que deux liaisons maritimes seront programmĂ©es entre les ports de Tanger Ville et de Tarifa dans le premier jour de la reprise des liaisons maritimes, pour les passagers piĂ©tons, alors que ls passagers en vĂ©hicules seront accueillis Ă  partir du lundi prochain, ajoutant que le nombre des liaisons maritimes devrait progressivement augmenter avec le retour du trafic maritime au niveau prĂ©-Covid. Le ministĂšre du Transport et de la Logistique avait annoncĂ©, lundi, la reprise progressive des services passagers entre les ports marocains de Tanger Med et de Tanger ville et les ports espagnoles d’Algesiras et de Tarifa, dans le cadre du rĂ©tablissement des liaisons maritimes entre le Maroc et l’Espagne. avec MAP Rejoignez et recevez nos newsletters La solution Ă  ce puzzle est constituéÚ de 6 lettres et commence par la lettre T CodyCross Solution ✅ pour PORT MAROCAIN DANS LE DÉTROIT DE GIBRALTAR de mots flĂ©chĂ©s et mots croisĂ©s. DĂ©couvrez les bonnes rĂ©ponses, synonymes et autres types d'aide pour rĂ©soudre chaque puzzle Voici Les Solutions de CodyCross pour "PORT MAROCAIN DANS LE DÉTROIT DE GIBRALTAR" CodyCross Faune Et Flore Groupe 173 Grille 4 4 2 2 1 0 1 0 1 0 0 0 0 0 0 Partagez cette question et demandez de l'aide Ă  vos amis! Recommander une rĂ©ponse ? Connaissez-vous la rĂ©ponse? profiter de l'occasion pour donner votre contribution! CODYCROSS Faune Et Flore Solution 173 Groupe 4 Similaires Le trafic de passagers entre le sud de l’Espagne et le Maroc est interdit et celui de marchandises se rĂ©vĂšle non rentable. Ce qui engendre de grosses pertes pour les compagnies maritimes dans le Detroit de Gibraltar depuis un mois. Le transport de passagers qui est la principale source de revenus des compagnies maritimes qui opĂšrent dans le Detroit de Gibraltar, est suspendu depuis un mois Ă  cause du covid-19. Il s’agit des compagnies FRS, Balearia, Intershipping, AML et Armas – TrasmediterrĂĄnea. Les recettes de ces compagnies ne cessent de chuter. Depuis la fermeture des frontiĂšres par le Maroc, informe les dĂ©parts de passagers vers Tanger et Ceuta depuis le port d’AlgĂ©siras sont impossibles. Les compagnies maritimes se contentent de transport de biens essentiels. La fermeture est intervenue pendant la pĂ©riode de PĂąques. Une pĂ©riode par excellence de grands mouvements. Les choses risquent de se compliquer pour ces compagnies si la fermeture de la frontiĂšre est maintenue pendant le Ramadan, une autre pĂ©riode de grands mouvements de foule. Avec cette situation, beaucoup de navires dans le Detroit de Gibraltar sont restĂ©s amarrĂ©s au port. NĂ©anmoins, quelques-uns assurent le transport des marchandises essentielles. Le transport de passagers avec autorisation pour Ceuta, est possible avec les compagnies Balearia et TrasmediterrĂĄnea, qui ont maintenu certains de leurs dĂ©parts pour cela. Le drame est que les demandes se font trĂšs rares. Chute des ventes, un solde trĂšs nĂ©gatif et des pertes importantes. Tel est le bilan des entreprises maritimes pour le compte du mois dernier. Les sociĂ©tĂ©s de location de voitures, les agences de voyage, les autocars, les entreprises de restauration dans les diffĂ©rentes gares maritimes ont Ă©galement subi les mĂȘmes ravages le mois dernier. Face Ă  cette situation, des dĂ©cisions drastiques ont Ă©tĂ© prises par les entreprises, prĂ©cise

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